5 Poemas de Marianne Van Hirtum

 Chanson de l’ours 

Elles ont écarté sans y parvenir

tout ce qu’elles ont pu

les cloches de la nuit 

et l’ours est allé plus boîteux

qu’une arme sans yeux

la bouche a cherché place en son visage

et ne l’a pas trouvée,

sur le dos il n’a plus

qu’une échelle de poils

c’est la chaîne éternelle de l’ours qui monte et qui

descend 

Les tigres charmants

qui allumez la belladone

bêtes fleuries de soies

écartez de nous le péril

qui est d’exister mal

en n’étant pas

C’était un Rat aux longs cheveux gris

tirant de son pelage de fines aiguilles de soie

les tendait – avec des façons

de baiser retourné –

à la petite-fille-cigale-du-silence

pour qu’elle en griffe le miroir 

Obra sin título de Marianne Van Hirtum (collection de la Communauté française

J’ai plusieurs rois dans ma famille

celui-ci est certes le plus beau

– ses duvets de chaleur mordante –

– ah j’aime tant jouer à travers vous

traverser vos portes – vos joues –

à chaque poupée nouvelle il meurt un enfant 

c’est le temps venu des poisons

l’époque des longues distances

ma longévité d’os vivant

je fus un primitif de l’amour et du bien

– mais dites-moi la route

qui mène à l’étoile filante 

Marianne van Hirtum (1ª fila, segunda por la derecha), en el desierto de Retz con el grupo surrealista, 1960.… Leer más

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